Voici donc le premier livre lu dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book. L’objectif est simple : lire le livre que vous choisissez parmi les ouvrages proposés par les maisons d’édition et rédiger un commentaire sur votre blog. Facile. Ce titre était le dernier disponible, on pourrait donc penser que je ne l’ai pas vraiment choisi. Il se trouve que c’était celui qui me tentait le plus. Le hasard… Comment vous dire ? Pour lire Une bien étrange attraction, il convient d’être bien installé et en éveil total. Comprendre : évitez de commencer la lecture en pleine digestion de votre salade-mozza-brochettes-flan de courgettes-frites-tiramisu-rosé, à moitié somnolent sur un transat bayadère. Une bien étrange attraction mérite toute votre attention. C’est à cette condition que vous pourrez être emporté dans l’Univers de la Grande Loufoquerie où sévissent le magicien John-Paul Ziller et son babouin prénommé Mon Cul, son épouse-papillon Amanda, son vieux copain et ancien athlète Plucky Purcell et le narrateur, Max Marvelous. Les années 60 sont en fait le cœur du livre, écrit au début des années 70 par un Tom Robbins en très grande forme.
Robbins remet en question les valeurs puritaines d’une Amérique ultra conservatrice en traçant le portrait d’êtres littéralement à part, qui pensent leur vie tout en la menant comme bon leur semble. Tout y passe : le couple, l’amour, la religion (voir l’hilarant dialogue entre Jésus et Tarzan !), la réussite. Ce roman est truffé de phrases cultes aussi justes que drôles. Bref, on passe un moment extraordinaire, au sens premier du terme. Ce serait dommage de s’en priver. Evidemment, il faut se laisser emporter, lâcher prise et accepter tous les rebondissements même les plus dingues. Mais vous êtes prévenus : en ouvrant ce livre, vous entrez dans l’Univers de la Grande Loufoquerie. Et croyez-moi, on en ressort lessivé mais avec un sourire maousse. Une sacrée cure de vitamines !

Je découvre les éditions Gallmeister. Leur catalogue comporte des titres et des auteurs qui me font rêver. Je me suis laissée tenter par Sukkwan Island de David Vann. Commentaires dans un prochain billet.