Ce livre figurait dans la catégorie des romans à commenter pour le prix de la F…. J’avais posté puis retiré cet avis une première fois, le roman n’étant pas encore en librairie. Maintenant, il y est… Black Rock est le premier ouvrage de l’auteur. Difficile pour moi, dès les premières pages, de ne pas penser à Ce que je sais de Véra Candida. Paysage sud-américain pour Ovaldé, caribéen pour Smythe, décor plus ou moins semblable : dans les deux cas, un village puis une ville de moyenne importance, une nature forcément luxuriante, un climat humide, lourd. Le personnage principal ensuite : une très jeune fille pauvre, abusée par un homme. L’histoire, enfin : l’itinéraire de cette jeune fille avec en filigrane un secret rapidement deviné par le lecteur.
Mais là où Véronique Ovaldé nous cueillait dès les premières lignes par une écriture enchanteresse, digne d’un conte de sorcières, celle d’Amanda Smythe reste désespérément plate. Là où Ovaldé sortait des clichés sur les femmes « pauvres victimes courageuses » et les hommes « les grands méchants lâches », Amanda Smythe y plonge.
Et si son livre se lit jusqu’au bout sans déplaisir, rien n’est palpitant dans cette histoire déjà lue cent fois ailleurs. La différence majeure entre les deux auteurs, c’est le style. Et Smythe en manque. Un roman dispensable donc.